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Mon tatouage, ou l’ascenseur émotionnel

Le 10 septembre 2016, 11:03 dans Humeurs 0

Canyon de Colca - Pérou

Dans mon premier article sur mon tatouage j’avais évoqué les différentes impressions et inquiétudes que rencontrées avant le passage à l’acte. Aujourd’hui cela fait bien deux mois que je suis tatouée et je voulais partager mes sensations.

Les premières 24h - HAPPY : Tout s’est bien passé, la pose du tatouage s’est faite très tranquillement, je n’ai pas eu si mal, je m’attendais tellement à pire que finalement la douleur a été supportable ; forcément j’avais mis mes écouteurs et de la musique relaxante et apaisante, ce petit moment a été très sympathique. Mon tatouage a duré 45 minutes – 1 heure, j’avoue que s’il avait dû durer plus longtemps, je crois bien que le moment agréable que je décris se serait transformé en scène de torture affreuse. Il faut dire que les petites notes douces dans mes oreilles se sont avérées obligatoires, car dans l’institut (je ne sais pas comment on dit) c’était plutôt du gros métal dégueulasse qui donnait envie de s’enfuir en courant.
Ayant fait le tatouage le matin, l’après-midi s’est super bien passé, la nuit aussi.

La première semaine – L’ENFER SUR TERRE : C’est là que tous les problèmes ont commencé. Le lendemain en fin d’après-midi, j’ai commencé à ressentir une douleur absolument atroce. Comme si j’avais une plaie complètement ouverte sur le bras, chaque mouvement me faisait un mal de chien. Les nuits caniculaires de Budapest n’ont fait qu’empirer le tout, je me réveillais en sueur à cause de la douleur. J’ai dû prendre une poche de glace afin de me soulager le bras. Quand la douleur a commencé à s’évaporer c’est toute la cicatrisation du tatouage qui était difficile à endurer. En effet pendant cette longue période (2 semaines à 1 mois et demi), la peau se lance dans un processus de reconstruction en évacuant tout le surplus d’encre injecté dans la peau et en essayant d’accepter le corps étranger. J’ai alors pensé que ma peau n’allait jamais accepter le tatouage et toute cette fatigue a fini par gagner mon moral : j’ai commencé à regretter ce tatouage, le processus de cicatrisation était très long et très peu pratique, car sous l’avant-bras les frottements avec les vêtements sont presque inévitables. Pour aider la cicatrisation l’application d’une crème cicatrisante est OBLIGATOIRE, pour ma part je me souviens plus du nom de ma crème mais c’est la plus connue, vous savez la crème ultra pâteuse et grasse, tu te demandes en quoi elle peut d’aider à cicatriser. BREF, une première semaine de tatouage affreuse, il faut dire que je m’étais absolument pas renseigné sur la cicatrisation ce qui est l’idée la plus débile quand tu te prépares à faire un tatouage.
Avant de vous faire tatouer je vous conseille de regarder en détail du processus de cicatrisation, qui n’est pas une étape à minimiser, mais qui est pour moi plus difficile que le tatouage en lui-même. Je me suis beaucoup aidé de ce site internet là : 
http://fr.wikihow.com/prendre-soin-d%27un-nouveau-tatouage.

Les semaines suivantes – REPOS ET KIFF : Heureusement tout est rentré dans l’ordre par la suite. Le tatouage a arrêté de puruler, la douleur est partie, j’ai enfin pu me rebaigner dans une piscine (interdit de se baigner pendant un mois) et le tatouage a enfin montré toute sa beauté.

Deux mois après – RETOUR A LA TORTURE : Bon il y a cependant eu un petit COUAC, mon tatouage étant très très précis et très fin, il y a eu quelques endroits où l’encre n’a pas pris. Je dois donc aller faire une retouche incessamment sous peu, gratuitement heureusement. Qui dit retouche dit : REBELOTE POUR : CROUTE, CREME GRASSE, DOULEUR. C’est reparti pour un tour. 

COMMENT TRAVAILLER AVEC DES TYRANS ?

Le 22 juillet 2016, 09:43 dans Humeurs 0

 

Pont Georges 5 - Orléans

Oui oui, je sais que vous aussi vous les connaissez, ces personnes qui, à peine après passé le seuil du bureau, règle leur cerveau sur le mode : CONNARD. Je parle des personnes qui vous gâchent la vie au travail.

Il peut s’agir de :

La Cheftaine à Deux Balles : La collègue, qui (parce qu’elle travaille dans la boite depuis plus longtemps que toi) se permet de se comporter comme une vraie cheftaine à deux balles avec toi. Elle te demande de faire toutes ses tâches complètement merdiques parce qu’elle a la flemme de les faire et ne te donne aucune raison. Bien sûr elle ne te remercie pas non plus, ça sera bien trop fatigant pour elle. C’est aussi la personne qui récolte tous les compliments de ton travail, en prétextant que c’est elle qui a tout fait. Les réflexions qu’elle te fait son complètement ridicules voire déplacées, et tu es tellement surprise de ses remarques que sur le coup, aucun mot ne réussit à sortir de ta bouche. Bien sûr ensuite tu te fais un long scénario en refaisant la scène et en imaginant ce que tu aurais pu lui dire lui clouer le bec.
Cette personne se prend aussi un peu pour ta mère, elle t’explique comment tu dois parler à une personne ou à une autre. Ce qu’elle ne comprend pas c’est que tu sais très bien comment tu dois te comporter, que tu n’as tout simplement plus 5 ans. Ces conseils n’ont, d’ailleurs, pas l’air de bien fonctionner puisque tout le monde a un avis unanime sur sa personne. …

Le Patron Gros Con : Il peut ressembler à la collègue connasse par plusieurs aspects. Il va et vient dans ton bureau en cherchant la moindre occasion pour faire une bonne grosse réflexion bien déplacée et non constructive. C’est la personne qui, pour te dire que ta présentation ne lui plait pas, va te descendre ouvertement devant tout le monde en annonçant que « ton slide est digne d’une personne de maternelle ». Tout ça parce que tu as fait des camemberts pour présenter un budget. Sa réflexion seule ne suffisant pas il la redira 4 fois au cas où tu n’avais pas bien entendu. Bien sûr tout cela sera tourné sous le ton de la blague. Bah oui c’est drôle, Qu’est-ce qu’on se marre au travail !
C’est ce même patron, rappelons-le, qui s’est battu bec et ongle pour que tu viennes dans son entreprise parce que tu avais une autre opportunité ailleurs. C’est marrant durant les entretiens, l’homme était adorable et il t’a très gentiment accueilli lors de ton arrivée. Mais maintenant que tu es là bien installé dans l’entreprise, son rôle est de te démolir. Heureusement son comportement n’est pas personnel, il se comporte comme cela avec tout le monde. Le seul point positif c’est que tu te fais plein d’amis au travail grâce à ta ligue anti Patron Gros Con.

L’Anti-Communicante Méchante : Alors elle c’est tout l’inverse des deux personnes décrites plus haut, elle est censée travailler avec toi sur un dossier mais ne semble pas vraiment apte à travailler en équipe plus de 10 minutes par mois. Si ça ne tenait qu’à elle, on préparerait le dossier chacun de son côté sans jamais se rencontrer. Quand tu lui montres ton travail elle n’est jamais satisfaite, toujours un truc qui ne va pas. La plupart des choses à redire sont ridiculement insignifiantes :
– ACM : «  Humm, bof, je n’aime pas trop, moi j’aurais mis une virgule à la place d’un point-virgule, tu me changes ça ? » – Euuuh sérieusement, c’est tout ???
Quand elle te croise dans la cafétéria elle fait semblant de ne pas te voir, ou alors elle fait un énorme sourire bien faux-cul histoire de. Sans aller dans les clichés (c’est vraiment le cas pour la personne concernée), elle n’a pas d’enfant et elle n’a jamais été en couple. TIENS DONC ! Serait-elle aigrie par la vie ?
Le pire est que l’Anti-Communicante Méchante réussit à briser la joie de tout le monde. Quand elle est là, règne dans le bureau une ambiance tendue et même flippante. Il suffit qu’elle passe la porte pour que tout le monde se taise et qu’un vent de terreur nous donne à tous de grands frissons.

Plus sérieusement et maintenant que vous avez à peu près vu de quelles personne je souhaitais vous parler, la question existentielle non résolue reste : mais pourquoi ? Pourquoi est-ce que les gens au travail se montrent si désagréables ? Est-ce qu’ils ont sans cesse besoin de rabaisser les gens pour se sentir vivants ? Est-ce que la Cheftaine à Deux Balles est jalouse de quelque chose ?
J’aimerais quand même préciser que j’ai rencontréun Patron Gros Con (un vrai !) qui est DRH pour une très grande entreprise internationale. Cela ne fait qu’agrandir mon incompréhension, car cela veut dire qu’un jour on a dit de cette personne qu’elle était très communicante, à l’écoute etc. Normalement un DRH ça équivaut au Roi des Relations Humaines, non ? Et en fait il se trouve être un gros égoïste méchant. Moi qui croyait que les personnes qui occupent ces postes sont tous des Dieux du Management, des mecs très intelligents qui comprennent tout chez les gens et qui arrivent à les analyser, les comprendre etc. Sans faire de généralité il semblerait que ce n’est pas toujours le cas !

Mais alors comment fait-on pour communiquer avec ces gens-là ? Comment fait-on pour ne pas subir, pour dire les choses sans se faire virer le lendemain ? La situation est-elle amenée à changer ? Il me semble que mon cas est loin d’être isolé et qu’il y a ce genre de personnalité dans toutes les structures, il y a toujours une personne méchante et désagréable. Le pire c’est quand elle souffle le chaud et le froid, un coup elle se comporte de manière plus que méprisante, et une heure ensuite elle te demande comment vont tes enfants. Allez comprendre ! Est-ce que cela veut dire que ces personnes ne sont pas bien dans leur vie personnelle ? Est-ce que les gens sont les mêmes dans leur vie personnelle et professionnelle ? Il me semble que beaucoup d’entre eux changent du tout au tout en dehors du travail. D’un véritable monstre sanguinaire, ils deviennent de doux petits agneaux dans la vie privée.

Si vous pouviez éclairer ma lanterne.

Mon premier TATOO

Le 22 juin 2016, 21:57 dans Humeurs 2

Jusqu’ici j’était limite fière de mon « originalité » : Oui je n’avais pas de tatouage, c’est vrai quoi, aujourd’hui dans les 30-40 ans, qui n’a pas de tatouage? Eh bien moi, mais ça c’était avant..

Tatoo

Ebauche tatouage - Budapest

Lors de mon voyage il y a un an en Afrique du Sud, j’y ai pensé sérieusement. L’étranger a sur moi des effets bizarres. Bizarrement, je me sens éprise d’une très grande liberté. Je me mets donc à réfléchir et à tester des choses que je n’aurais jamais faites en France. Les barrières de la différence s’évaporent et laissent place à une curiosité profonde. Les sud-africains sont majoritairement tatoués, et le beau temps fait que l’on peut observer les dessins voire les fresques sur les bras, les jambes, les visages. Bref, dans la mixité qu’offre Cape Town et dans cet élan de liberté j’ai eu cette envie et j’ai longuement hésité. Ce n’est pas mon genre de prendre un choix à la légère, qui plus est sur quelque chose qui restera sur ma peau à vie. J’ai pourtant accompagné un amie au salon et je pensais vraiment que la prochaine fois que je passerai les portes de ce lieu, ça serait pour MONtatouage.

Bref, le temps est passé, et je suis rentrée en France sans mon tatouage. Là je suis allée vivre à Paris et je n’y ai plus du tout pensé. Comme quoi j’ai l’impression que quand je suis en France je m’ouvre beaucoup moins de perspectives. Bon il faut dire que ce n’était pas une période facile pour moi, je ne suis pas fan des grandes villes, j’ai besoin d’espace et de vert !

Je me suis remise à penser aux tatouages aux alentours de Janvier 2016 et puis là j’ai commencé à trouver des motifs magnifiques. Aujourd’hui, je vis depuis quelques mois en Hongrie, j’ai retrouvé ma dose de liberté et donc mon envie de tatouage forcément !
Deux personnes de mon entourage se sont faites tatouées dans une agence de tatoueurs réputés à Budapest, THE DARK ART TATOO. J’ai donc eu rendez-vous chez eux ce samedi dernier pour faire le dessin. Enfin ça c’est ce que je croyais. Une fois que j’avais dis OK pour le dessin, la tatoueuse était prête à passer à l’action. Je ne m’attendais pas du tout à ça et je n’étais donc pas prête psychologiquement. J’y retourne donc après demain pour le grand jour !

Soit dit en passant la tatoueuse est très professionnelle, le dessin qu’elle m’a fait correspondait parfaitement à mes attentes, j’ai changé deux-trois trucs mais elle est très à l’écoute ! De plus les prix ici sont bien moins chers que ceux en France, et ce, malgré la très bonne réputation de l’agence. Le dessin est assez gros mais il coutera seulement 40 EUR.

Je suis très pressée de passer à l’action, même si j’ai peur de la douleur. J’ai quand même changé l’endroit de mon tatouage initial car j’avais peur qu’il se voit trop. Je souhaitais le faire sur l’avant bras, aujourd’hui je pense le faire à l’intérieur du biceps car je ne veux pas qu’il se voit trop.. A l’intérieur du bras on ne le verra très bien que quand je lèverai le bras (en débardeur) soit pas souvent ! Bon il me reste encore un jour pour y penser, alors qui sait ?! Je ne me déciderai peut-être qu’au dernier moment.

H-36 – trop excitée !

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