Canyon de Colca - Pérou

Dans mon premier article sur mon tatouage j’avais évoqué les différentes impressions et inquiétudes que rencontrées avant le passage à l’acte. Aujourd’hui cela fait bien deux mois que je suis tatouée et je voulais partager mes sensations.

Les premières 24h - HAPPY : Tout s’est bien passé, la pose du tatouage s’est faite très tranquillement, je n’ai pas eu si mal, je m’attendais tellement à pire que finalement la douleur a été supportable ; forcément j’avais mis mes écouteurs et de la musique relaxante et apaisante, ce petit moment a été très sympathique. Mon tatouage a duré 45 minutes – 1 heure, j’avoue que s’il avait dû durer plus longtemps, je crois bien que le moment agréable que je décris se serait transformé en scène de torture affreuse. Il faut dire que les petites notes douces dans mes oreilles se sont avérées obligatoires, car dans l’institut (je ne sais pas comment on dit) c’était plutôt du gros métal dégueulasse qui donnait envie de s’enfuir en courant.
Ayant fait le tatouage le matin, l’après-midi s’est super bien passé, la nuit aussi.

La première semaine – L’ENFER SUR TERRE : C’est là que tous les problèmes ont commencé. Le lendemain en fin d’après-midi, j’ai commencé à ressentir une douleur absolument atroce. Comme si j’avais une plaie complètement ouverte sur le bras, chaque mouvement me faisait un mal de chien. Les nuits caniculaires de Budapest n’ont fait qu’empirer le tout, je me réveillais en sueur à cause de la douleur. J’ai dû prendre une poche de glace afin de me soulager le bras. Quand la douleur a commencé à s’évaporer c’est toute la cicatrisation du tatouage qui était difficile à endurer. En effet pendant cette longue période (2 semaines à 1 mois et demi), la peau se lance dans un processus de reconstruction en évacuant tout le surplus d’encre injecté dans la peau et en essayant d’accepter le corps étranger. J’ai alors pensé que ma peau n’allait jamais accepter le tatouage et toute cette fatigue a fini par gagner mon moral : j’ai commencé à regretter ce tatouage, le processus de cicatrisation était très long et très peu pratique, car sous l’avant-bras les frottements avec les vêtements sont presque inévitables. Pour aider la cicatrisation l’application d’une crème cicatrisante est OBLIGATOIRE, pour ma part je me souviens plus du nom de ma crème mais c’est la plus connue, vous savez la crème ultra pâteuse et grasse, tu te demandes en quoi elle peut d’aider à cicatriser. BREF, une première semaine de tatouage affreuse, il faut dire que je m’étais absolument pas renseigné sur la cicatrisation ce qui est l’idée la plus débile quand tu te prépares à faire un tatouage.
Avant de vous faire tatouer je vous conseille de regarder en détail du processus de cicatrisation, qui n’est pas une étape à minimiser, mais qui est pour moi plus difficile que le tatouage en lui-même. Je me suis beaucoup aidé de ce site internet là : 
http://fr.wikihow.com/prendre-soin-d%27un-nouveau-tatouage.

Les semaines suivantes – REPOS ET KIFF : Heureusement tout est rentré dans l’ordre par la suite. Le tatouage a arrêté de puruler, la douleur est partie, j’ai enfin pu me rebaigner dans une piscine (interdit de se baigner pendant un mois) et le tatouage a enfin montré toute sa beauté.

Deux mois après – RETOUR A LA TORTURE : Bon il y a cependant eu un petit COUAC, mon tatouage étant très très précis et très fin, il y a eu quelques endroits où l’encre n’a pas pris. Je dois donc aller faire une retouche incessamment sous peu, gratuitement heureusement. Qui dit retouche dit : REBELOTE POUR : CROUTE, CREME GRASSE, DOULEUR. C’est reparti pour un tour.